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JEAN-PIERRE BOULIC

Prix Yves Cosson de poésie 2014

par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire 

 

Grand prix de poésie Louis Montalte 2010

de la Société des gens de lettres (SGDL)

pour l’ensemble de son oeuvre

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Dernière parution
depuis le 1er mars 2024
aux Editions Illador

Quelques miettes tombées du poème




Commentaires dans L'or des livres
Publié le 29 avril 2024 par Emmanuelle Caminade
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…" Tout commence à 17 ans : révolté par une injustice dont il est victime au collège à Brest où il est à la fois élève et surveillant, il claque la porte, cherche un emploi et se trouve presque aussitôt embauché par la banque à laquelle il sera fidèle toute sa vie.

Grâce à des cours par correspondance (il étudie la nuit), il obtient vite les diplômes qui contribueront à la bonne appréhension de son métier exercé au fil du temps en de nombreuses régions françaises. Les responsabilités qu'il a assumées ont été parfois écrasantes. Mais les principes de rigueur, de discipline et de droiture que son éducation lui a inculqués, ainsi que sa recherche de la Parole de foi et de poésie, sont restés des repères très utiles afin de maintenir le cap dans l'exercice de fonctions où la pression de "l'environnement " était permanente.

Né en 1944 (en Loir-et-Cher, à cause de l'exode) dans une famille catholique pratiquante originaire de Brest, il se souvient d'avoir eu, avec ses deux jeunes sœurs, un enfance pauvre mais très belle. En 1963, la mort du père, après plusieurs années de souffrance, va encore resserrer les liens autour de la jeune maman.

La parole dont Jean-Pierre Boulic se nourrit aussi, c'est bien entendu celle des poètes et des écrivains, qu'il découvre au collège grâce à un professeur, Joseph Pronost, qui n'hésite pas à innover dans son enseignement. La Tour du Pin, Marie Noël, René Guy Cadou, Georges Bernanos, François Mauriac deviennent ses " phares ". Le jeune homme entre en poésie, commence à écrire. Son professeur, à qui il montrera ses premiers textes, l'encourage vivement, le fait entrer en contact avec Jean-Claude Renard et Charles Le Quintrec.

Il est marié et père de trois enfants.

En 1976, paraît un premier recueil : " Anne de la Mer " aux éditions CLD Normand et Cie. Puis ce sera une longue éclipse. Le métier accapare trop Jean-Pierre Boulic. Malgré tout, même s'il ne publie plus, il se donne du temps pour écrire et accumule les notes. Sa démarche de foi le conduit à l'abbaye de St Benoît-sur-Loire et fréquemment du côté de celle de Landévennec.

Des raisons professionnelles l'amènent en Bourgogne au début de 1990. Le Quintrec lui fait rencontrer André Henry, le poète de Monéteau. Immédiatement , Jean-Pierre Boulic se lie d'amitié avec cet écrivain dont l'inspiration a quelque chose de commun avec sa recherche de vérité et à laquelle croit André Henry qui l'incite à se faire connaître et à proposer des poèmes à des revues : il le présente à LAUDES en 1993…

Puis arrive la fin des années 90. Jean-Pierre Boulic estime sa carrière bien remplie. Il aspire à " la liberté du gratuit ". Il choisit de faire retraite et entre en formation en s'attelant à un Parcours Fondamental de Théologie**.

Désormais c'est à Trébabu, à l'extrême pointe du Finistère, non loin du lieu de son enfance, qu'il réside - à l'écart de la grande ville, mais dans la proximité de l'océan… C'est là qu'il forge son chant, dans la solitude et le silence du petit matin… "

Yves LOISEL

in Etudes bio-bibliographiques de " Laudes " - CVII - Jean-Pierre Boulic
Cahier n° 149 - Pâques 2003

 

  1. *Eux-mêmes mariés ont à ce jour (août 2009) donné naissance à 11 petits-enfants (Baudouin+) qui font la joie profonde de leurs grands-parents.
    ** Parcours marqué (mai 2006) par un DUET - Diplôme Universitaire d'Etudes Théologiques - délivré par l'Université Catholique de l'Ouest. 

L'auteur est membre de l'Association des Amis de Patrice de la Tour du Pin, de la Société des Gens de Lettres de France, de la Sacem (Société des Auteurs Compositeurs), de l'Association des Écrivains bretons et du Théâtre du Regard (Paris).

 

POETE DU GRAND LARGE

entretien avec Jean-Pierre Boulic 
Poète du grand large, familier des paysages ouessantins, Jean-Pierre Boulic offre à livraisons régulières une fervente approche du monde. Sur le miroir de l'aube, sa plume glisse ; elle porte la vie réconciliée, la plénitude du ciel, les grands rythmes cycliques, les migrations de l'homme sous la haute lumière venue à lui par le travers du songe.
Par Alain-Gabriel Monot dans la revue La Bretagne au monde - Hopala ! (n° 33 - janvier 2010)

-Hommage à l'œuvre de Jean-Pierre Boulic : intervention de Pierre Tanguy au Salon Livr'Arts de Plomelin (29), le 3 avril 2011

 

Il y a chez Jean-Pierre Boulic cette conviction que la création n'est ni vide, ni obscurité, mais qu'elle procède d'une parole d'illumination et de joie. A contre-courant d'une littérature du vide et de l'abject. A sa manière, le poète finistérien est fidèle à l'injonction de Novalis, reprise ensuite par Gustave Roud et Philippe Jaccottet : " Recueillir sur terre les morceaux de paradis aujourd'hui épars ". Il faut pour cela, au poète, la capacité de traquer l'invisible dans le visible, et de rendre compte du mystère de l'existence. D'être un homme aux aguets, un veilleur, capable d'émerveillement. C'est le don que détient Jean-Pierre Boulic.

AU PARADIS DES POÈTES

en pensant à Yves Landrein

 

Un homme est parti. Il a découvert bien tôt une autre rive, lui qui était passeur de mots, au service de la parole. Amoureux fou des livres et de la vie qui n’est que gratitude, il savait regarder avec les yeux si clairs de la tendresse, toujours en souriant. Son cœur était poème – peut-être saigne-t-il encore. Pauvre, immensément vulnérable parmi les contradictions de ce monde, il a vécu en pauvre, riche du trésor de la poésie qu’il a aimée pour ce qu’elle est, un souffle, le souffle de l’ange qui passe, discret et attentif, que quelques uns ont su voir aller, sans naïveté, de page en page, comme le messager d’une bonne nouvelle à entendre ici et là. L’homme est au paradis des poètes. La beauté qu’il a tant cherchée est son lot à jamais.

© JP.B – octobre 2012

 

Yves LANDREIN, l'éditeur de La Part commune, s'est éteint le 28 octobre 2012. 

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